payetonauteur.com :

Un nouveau site web pour prolonger la solidarité

Un mouvement sans précédent

Les réseaux sociaux se sont emparés de la question de la rémunération des auteurs. Un mouvement sans précédent est né à l’annonce du refus des organisateurs de Livre Paris, Reed Expo et le Syndicat national de l’édition (SNE), de rémunérer les interventions d’auteurs. Reed Expo, et encore moins le SNE, ne pouvaient prétendre ignorer les tarifs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sur la rémunération des auteurs, lesquels ont été confirmés par le Centre national du livre (CNL). Ce mouvement de protestation, initié par la Charte et le Syndicat national des auteurs compositeurs, groupement Bande Dessinée (SNAC BD) a été soutenu par le hashtag :

#PayeTonAuteur

Porté avec ferveur par les YouTubeurs, les lecteurs, l’élan collectif #PayeTonAuteur a été rejoint par de nombreux organismes d’auteurs (SGDL, ATLF, EAT), des professionnels du livre et quelques éditeurs solidaires et ayant eu le courage de le manifester.

Un site Web pour prolonger la solidarité

Ouvrir le site www.payetonauteur.com, c’est saluer la solidarité, remplir un devoir d’information vis-à-vis du public qui a su montrer son attachement aux auteurs, entériner l’existence de nouvelles formes d’expressions et de revendications et concrétiser l’engagement de soutien mutuel de la Charte et du SNAC BD.

Ouvrir le site www.payetonauteur.com confirme aux auteurs, auteurs-illustrateurs, auteurs de bande dessinée qu’ils ne sont pas seuls.

« La mobilisation des auteurs a toujours été un défi. Le mouvement initié par la Charte et rejoint tout de suite par le SNAC BD, porté sur les réseaux sociaux ces derniers jours, marque ici une nouvelle étape dans le combat syndical, une autre mobilisation est aussi possible, plus adaptée à la singularité des auteurs souvent isolés géographiquement : nous venons de démontrer son efficacité. » constatent Marc-Antoine Boidin et Christelle Pécout, vice-président·e·s du groupement BD du SNAC.

« Ensemble, auteurs jeunesse et auteurs BD ont décidé qu’ils refusaient de continuer de vivre ces injustices de façon individuelle. Qu’il fallait s’unir, ne jamais laisser ses collègues non rémunérés sur le bord du chemin. Réclamer respect, considération. Le faire d’une seule voix. » résume Samantha Bailly, présidente de la Charte.

Victoire symbolique, Livre Paris a fini par céder. Des inquiétudes majeures demeurent. Au vu des réformes sociales à venir et de la baisse constante de leurs revenus malgré un marché du livre en bonne santé, les auteurs jeunesse et BD s’allient et créent ensemble un espace dédié à la défense des auteurs :

www.payetonauteur.com

Des moyens pour lutter

La Charte et le SNAC BD pèsent l’importance déterminante de l’extraordinaire soutien du public, qui décuple leur capacité d’actions et s’engagent par le #PayeTonAuteur et sur le site à les informer des combats des auteurs et des évolutions.
De plus, réagissant aux propositions spontanées, les deux associations ont ouvert une donation participative, exclusivement consacrée à la défense collective des auteurs, aux actions juridiques et à l’information du public, les sommes perçues étant à parts égales gérées par le SNAC BD et la Charte. L’événement #PayeTonAuteur a rendu évident que tous les passionnés du livre attendent des informations sur le fonctionnement de son économie et la place donnée aux auteurs.

Nous ne doutons plus que les pouvoirs publics et les acteurs du livre, éditeurs en tête, prendront enfin conscience que les auteurs jeunesse et de bande dessinée sont des professionnels. Il est grand temps que des solutions réfléchies sur le long terme et portées par des associations représentatives des auteurs soient écoutées et adoptées.

La plateforme www.payetonauteur.com est là pour le leur rappeler.

Restons vigilants et mobilisés,
La Charte
 et Le SNAC BD

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Victoire de #PayeTonAuteur à Livre Paris

illustration : Sandrine Bonini

Livre Paris a annoncé publiquement qu’il rémunérerait tous les auteurs en interventions (ateliers et rencontres).

C’est une victoire importante qui a été possible grâce à l’implication de tous: de La charte des illustrateurs jeunesse d’abord, qui a initié le mouvement, appuyée par le SnacBD et le renfort de nombreux youtubeurs, auteurs et lecteurs puis enfin par d’autres associations d’auteurs.

Par ailleurs si nous comprenons que la rémunération de la présence des auteurs en festival et salon, préconisée par le SNAC BD, ne puisse pas être mise en place pour cette édition, il est cependant fondamental que cette question puisse être l’objet d’une réelle prise en considération : cette présence en soi est une activité professionnelle.

Plus largement nous espérons que l’ensemble des pouvoirs publics ainsi que les acteurs du livre, éditeurs en tête, prennent conscience que les auteurs jeunesse et de bande dessinée sont des professionnels et qu’il est grand temps que des solutions portées par leurs associations représentatives soient sérieusement étudiées.

Nous restons vigilants et mobilisés.

Le SnacBD

 

Livre Paris … lettre ouverte .

à Messieurs Moïse Kissous (Président du groupe des éditeurs de bande dessinée), Pierre Dutilleul (Directeur général du Syndicat des éditeurs) et Sébastien Fresneau (Directeur du Salon du Livre de Paris)

Comme vous le savez, depuis quelques temps, les salons et festivals soutenus financièrement par le CNL doivent rémunérer les auteurs intervenants grâce à une initiative de ce dernier. Quelle que soit la situation du salon du livre vis à vis du CNL, il semble incompréhensible que le salon du livre  de Paris ne tienne pas compte de ces dispositions, compte tenu de son importance dans le paysage des événements culturels autour du livre.

Par ailleurs, faut-il le rappeler, en ce qui concerne le secteur Bande-dessinée, les auteurs sont en voie de paupérisation extrême (36% en dessous du seuil de pauvreté en 2013, ce chiffre est en hausse de 2% chaque année). La situation n’est pas plus brillante dans les autres secteurs du livre, en particulier pour le secteur jeunesse. Le sujet des rémunérations est donc particulièrement sensible.

Vous n’êtes pas non plus sans savoir que le SnacBD défend la rémunération de la présence de TOUS les auteurs en Festivals/Salons, sur la base des tarifs proposés par la Charte. Aussi, dans ce contexte, même si aucune obligation juridique ne vous y contraint, nous sommes très surpris d’apprendre que le Syndicat national des éditeurs, co-organisateur du salon du Livre de Paris, n’aurait pas prévu de rémunérer a minima tous les auteurs participants aux différentes  rencontres (hors dédicaces) organisées pendant le Salon, et peu importe la situation de “promotion”de leurs ouvrages.

Ce serait l’occasion d’afficher la volonté des éditeurs de soutenir les créateurs.

Nous espérons qu’il ne s’agit là que d’une négligence relative aux usages du passé et que le SNE et le Salon prendront toutes les dispositions nécessaires afin que tous les auteurs participants aux  rencontres, conférences, ateliers soient rémunérés sur la base des tarifs proposés par la Charte des auteurs jeunesse, lors de cette grande manifestation très suivie autour du livre.

Dans l’attente de votre retour sur ce point avant l’ouverture du Salon, croyez à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

#payetonauteur

Le snacBD

Festival BD d’Angoulême…le programme SnacBD !

Auteurs Autrices,

Sachez que pendant le festival d’Angoulême (FIBD du 25 au 28 Janvier 2018) , un espace vous est désormais dédié et réservé (sur simple présentation de votre badge auteur) :

Le café des autrices-auteurs (Magic Mirror)

Comme l’année précédente, le SnacBD a agi cette année pour que les auteurs aient un lieu qui leur soit réservé. Un espace central, convivial bien sûr, mais aussi, puisque le SnacBD a été acteur de son organisation, un lieu d’information. Avec le festival, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, nous avons donc mis en place un programme en ce sens.

En plus d’une permanence du SnacBD tous les après-midi, sont prévus des “P’tits dej’s” pour les auteurs·trices et des rendez-vous individuels avec des organismes.

Cliquez ici pour voir le programme

Ce lieu est le vôtre et nous comptons sur vous pour que vous vous l’appropriez. N’hésitez pas à nous envoyer un retour par la suite afin qu’il réponde au mieux à vos attentes pour les prochaines éditions.
Par ailleurs, les éditeurs se sont engagés à aménager vos emplois du temps afin que vous puissiez participer à ces activités. Aussi, si vous le souhaitez, informez-en les responsables événementiels de vos maisons d’éditions rapidement pour simplifier l’élaboration de votre planning !

Le SnacBD.

 

Elections du conseil d’administration du RAAP/IRCEC

Le conseil d’administration du RAAP est renouvelable tous les six ans et cette année est une année d’élection. Le prochain renouvellement des membres de ce Conseil est prévu pour décembre 2017.

Cette élection est importante et c’est l’occasion d’y faire élire des candidats concernés par les réalités actuelles des autrices et des auteurs. En effet, c’est au conseil d’administration que sont votées et entérinées les décisions les concernant directement au niveau de leur retraite complémentaire obligatoire. C’est au CA qu’ont été adoptés les 8% du RAAP.

Parmi les 16 membres titulaires et les 16 membres suppléants du CA qui sont élus,  12 titulaires et 12 suppléants sont élus au titre des collèges suivants :

  • le collège des auteurs d’œuvres graphiques, plastiques et photographiques (8 administrateurs titulaires et 8 administrateurs suppléants) ;
  • le collège des écrivains et traducteurs littéraires, dit « auteurs du livre » (2 administrateurs titulaires et 2 administrateurs suppléants) ;
  • les collège des prestataires , càd des retraités (2 administrateurs titulaires et 2 administrateurs suppléants).

Nous soutenons la candidature de deux auteurs :

Alexis Sentenac au collège des œuvres graphiques
Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora” à celui des écrivains et traducteurs

Nous vous encourageons vivement à voter à ces élections, pour plus de représentativité de vos problématiques et réalités actuelles au sein du conseil d’administration du RAAP/IRCEC, pour faire élire des auteurs conscients des réalités des auteurs est une manière pour vous de reprendre la main sur des décisions vous concernant.

Voici quelques indications importantes pour le bon déroulement de votre vote :

Puis-je voter ?

Le vote se déroulera exclusivement par correspondance. Les personnes qui peuvent voter recevront leur bulletin de participation par la poste et devront le renvoyer par ce même biais avant le 8 décembre 2017.
Pour être électeur et électrice, il faut remplir les conditions suivantes pour pouvoir voter :
• affiliés en tant que cotisant pour l’année qui précède celle des élections, soit l’année 2016 ;
• être à jour de toutes les cotisations exigibles auprès du RAAP au 31 décembre de ladite année, soit au 31 décembre 2016.

Voter pour qui ?

Il est important de rappeler que vous recevrez un seul bulletin de vote pour le collège auquel vous êtes rattachés et vous ne pourrez voter que pour les candidats se présentant à ce même collège.
Il existe la possibilité de voter pour plusieurs candidats au sein d’un même collège mais plus vous ciblez votre vote en le réduisant à un seule personne, plus vous augmentez ses chances d’être élue.

Voici les candidats que nous soutenons :

Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora” au collège des écrivains et Alexis Sentenac au collège graphique.
Auteurs actifs et engagés au sein du Snac, conscients des réalités de nos professions,
ils sauront défendre les intérêts des auteurs.

 

Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora”

Née à Bruxelles, Bessora grandit en Europe, en Afrique,  aux Etats-Unis. Après un diplôme HEC, elle exerce quelques années dans le monde de l’audit et de la finance. Puis elle reprend  des études d’anthropologie et soutient une thèse.
Entre-temps, elle publie son premier roman, “53 cm”. Depuis, elle en a écrit 8, dont Cyr@no, et Alpha, un roman graphique.
Elle vit à Paris.
Pour en savoir plus : www. bessora.fr

 

 


Alexis Sentenac

Alexis Sentenac, né en 1975 au Mans, a travaillé comme graphiste pendant 9 ans avant de se lancer dans la BD il y a 11 ans, en publiant sa première série chez Delcourt. Après un passage en tant que coloriste sur une dizaine d’albums chez différents éditeurs, il a depuis collaboré au dessin de plusieurs albums collectifs, co-dessiné d’autres avec Brice Cossu (dont un Spirou à sortir), ainsi que dessiné seul plusieurs albums chez Glénat : Siberia 56 (traduit aux US), 50, Lowlifes (à paraître chez IDW en 2018).
Prochainement il démarrera une adaptation de Stefan Wul avec Comix Buro (dirigé par Olivier Vatine et Olivier Sztejnfater).
Il réside dans le Var avec sa femme et ses deux enfants.

Comment voter?

Suivre les instructions du courrier et le renvoyer en temps et en heure, avant le 8 décembre 2017.
Le vote se fait exclusivement par courrier et la procuration est impossible.

Pour rappel, voici les dates clef du scrutin.

10 novembre (au plus tard)             Réception du matériel de vote par les électeurs
8 décembre 2017                                  Clôture du scrutin
14 décembre 2017                               Dépouillement du scrutin sous contrôle d’huissier
Au 1er janvier 2018                             Prise de fonction du nouveau CA du RAAP

Restons vigilants et mobilisés,

Le Snac-BD

 

Alinea #003 – Patrick Jusseaume 1951-2017

 

Patrick Jusseaume  est mort des suites d’une longue maladie, quelques jours avant son anniversaire.

Il laisse l’image d’un dessinateur élégant et classique avec sa série phare, Tramp, dont le dernier tome venait de sortir. Nos pensées vont à ses collaborateurs et à sa famille.

➜ Télécharger : Alinea003.pdf, la newsletter du SNAC BD.

Ligne Claire • Le figaro •  Le télégrammeActuaBD

Crédit photo  ©ligneclaire.info

 

Alinea #002 : Michel Plessix 1959-2017

Michel Plessix ne verra pas sa belle affiche dans les rues de Saint Malo au mois d’octobre, ni l’exposition prévue par l’équipe de Quai des Bulles, consacrant une carrière magnifique. Michel est mort cette fin d’été, laissant le souvenir d’un auteur rare, d’un homme généreux ainsi qu’une œuvre profondément humaniste…

Á l’occasion de Quai des Bulles, une exposition rendra hommage à sa personne et à son travail, accompagné des mots d’Emmanuel Lepage :

Le 21 aout 2017 Michel disparaissait brutalement. Ce fut, pour ses proches, la consternation. Cette brutalité ne lui correspondait pas.

Formé par Jean Claude Fournier à la fin des années 70, Michel était devenu un des grands de la bande dessinée en Bretagne …et ailleurs ! Ceux qui ont croisé son chemin le percevaient comme un poète bucolique, un voyageur nonchalant, un jeune homme charmant, drôle, fin, attentif aux autres. En trente ans il avait crée un monde à lui, où il se sentait à sa place. Dans son œuvre comme dans sa vie. Un dessin inimitable, profondément habité, sincère. Un passionné du monde animal, quelqu’un qui avait trouvé son univers. Nourri pendant l’enfance et l’adolescence à l’école franco-belge et aux dessins animés de Walt Disney, il fut de ceux qui proposèrent  de nouvelles formes de narration et de mise en scène.

Curieux, il s’était inspiré d’univers parfois très éloignés de la BD européenne. Il fut influencé par la bande dessinée chinoise (particulièrement dans la série Julien Boisvert  réalisée avec Dieter), les impressionnistes, les illustrateurs anglais et les peintres russes (dans l’univers du cycle  Le vent dans les saules), Omar Kayyam  et les écrivains voyageurs (dans le cycle Le vent dans les Sables et Là où vont les fourmis avec Frank Le Gall). Il fallait parfois attendre longtemps un nouveau livre, mais chacun recelait de pépites graphiques, d’astucieuses trouvailles narratives. On se perdait dans ses images gigognes où il s’amusait  à multiplier les clins d’œil (essayez de retrouver l’Origine du monde de Courbet dans Le vent dans les Saules !) et à l’univers de ses amis auteurs. Michel savait créer ces complicités. Il poursuivait son chemin avec obstination, rigueur …et passion. Oui, Michel était un être passionné …une passion contemplative. Sans éclat, sans colère, à son rythme. Il avait le temps pour lui. Du moins le croyait-il. Li zerbou Ma’tou comme il aimait dire : Ceux qui sont pressés sont déjà morts.

Michel scrutait le monde avec attention et voyait alors des choses  que nous, devenus des adultes trop pressés ou trop affairés sans doute, ne voyions pas ou plus. C’était pour lui, dans l’enfance, parfois idéalisée, que se trouvait  la sagesse. Michel voyait régulièrement  des étourneaux gober des moucherons en plein vol ! Il était là, et il était ailleurs en même temps.

La bande dessinée était sa tribu et il aurait aimé qu’elle reste dans un temps suspendu. Pour beaucoup  d’entre nous passer un moment avec lui, c’était comme si le temps s’arrêtait …et c’était délicieux. Michel était un nostalgique. Il aimait Essaouira sans doute parce que ça ressemblait à Saint Malo, le Saint Malo de son enfance. Il disait parfois qu’il se vivait comme un dinosaure car il lui semblait que ni sa technique manuelle (à l’heure du numérique), ni ses références graphiques ou narratives, ni son rythme de vie, ni  ce qui le faisait vibrer  n’étaient plus partagés… mais je doute qu’il n’ait jamais été de « son » temps ! Michel a fait une œuvre intemporelle, adossée au temps long.

Dans cette exposition, nous avons essayé de partager ce qu’était l’univers de Michel à travers ses  lectures, ses influences, ses objets familiers. Michel fut Julien Boisvert quand il fit ses premiers voyages en solitaire, il fut taupe et rat , crapaud parfois (si, si !) et bien sûr blaireau à qui il aurait aimé, je crois, ressembler une fois devenu vieux et sage.

Michel était notre ami, notre complice, notre compagnon de route. Quand il s’est agit de lui rendre hommage, tout de suite nous fûmes nombreux à proposer notre aide. Cette exposition quelque peu improvisée dans l’urgence, sans doute chaotique, éminemment subjective dans ses choix, est avant tout une façon de dire que nous l’aimions.

Emmanuel Lepage

➜ Télécharger : Alinea-002.pdf, la newsletter du SNAC BD.

Crédit photo  ©Chloé Vollmer-Lo. Crédit illustration  ©Malo Kerfriden.

CSG : Non à l’appauvrissement des artistes et auteurs !

Signez et faites signer la pétition :

CSG : NON À L’APPAUVRISSEMENT DES ARTISTES ET AUTEURS !

Nous, artistes et auteurs, demandons une égalité de traitement avec l’ensemble des autres actifs : compensation complète de la hausse de la CSG et augmentation du pouvoir d’achat.

Aucune solution n’est à ce jour clairement envisagée pour ne serait-ce que compenser la hausse de 1,7% de la CSG, excepté une baisse de la cotisation assurance maladie de 0,75%. Le manque à gagner pour les artistes-auteurs restera donc a minima de 0,95%, alors que la plupart d’entre eux vivent déjà avec un revenu inférieur au SMIC.

Cette mesure est discriminatoire et injuste.

Aucune concertation avec les pouvoirs publics n’a même été organisée malgré nos demandes insistantes depuis des mois. Le courrier adressé par les organisations d’auteurs et d’artistes le 5 octobre dernier au Président de la République, au Premier Ministre, à la Ministre de la Culture et à la Ministre des Affaires Sociales, est resté sans réponse.

La piste de travail reprise par plusieurs députés et consistant à compenser partiellement la hausse de la CSG par une baisse des cotisations du RAAP ne concernerait que 15% des quelque 260.000 artistes-auteurs pénalisés par la hausse de la CSG.

La solution envisagée doit nécessairement être pérenne et commune à tous les artistes-auteurs.

Nous demandons une consultation d’urgence avec les pouvoirs publics !

Hausse de la CSG : non à la discrimination pour les auteurs.

La très grande majorité des organisations d’artistes et d’auteurs a cosigné un texte afin de dénoncer les modalités de la hausse de 1.7% de la CSG pour les créateurs. Cette hausse sera compensée pour tous les actifs, qu’ils soient salariés, indépendants ou fonctionnaires. Pour tous, sauf les artistes et auteurs ! Le SNAC considère que cette discrimination est incompréhensible et extrêmement préjudiciable à l’ensemble de la création en France. Ce texte collectif a été envoyé au Président de la République, au gouvernement et aux ministères et instances concernés.

Le courrier : CSG_courrier_auteurs_artistes_5_10_2017.pdf

Vers une rémunération minimale de la présence des auteurs.trices en Festival et Salon

Chers organisateurs.trices de manifestations de bande dessinée,

Nous tentons de vous contacter aujourd’hui pour vous parler de l’importance de la place de l’auteur en Festivals et Salons.

Pour beaucoup d’auteurs, les Festivals et Salons tiennent une place importante dans leurs agendas. Dans une étude récente, il est d’ailleurs précisé que 65 % des auteurs participent à ces manifestations (près des deux tiers des 1.500 auteurs sondés).

Dans la très grande majorité des cas, lors de ces manifestations, les auteurs sont très bien accueillis, et nous vous en remercions chaleureusement. Rencontres amicales, échanges conviviaux, ces moments sont évidemment précieux pour vous, les auteurs et le public. Tous, nous devons faire en sorte qu’ils perdurent.

La présence des auteurs est le cœur d’un Festival de bande dessinée, c’est donc aussi la source de son attractivité. Par leur présence en signatures et dédicaces, les auteurs consacrent de leur temps, de leur talent et donc de leur travail. S’ils le font avec enthousiasme et naturel, cette présence est une activité professionnelle à part entière et devrait être, comme elle l’est pour un musicien invité à un Festival de musique, naturellement rémunérée.

Dans le domaine du Livre, cette initiative d’organiser une rémunération des participants professionnels n’est pas nouvelle, elle est mise en place depuis plus de trente ans par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Il est évident que les organisateurs de Festivals et Salons qui mettront en place cette rémunération, non seulement approfondiront leur lien et leur implication auprès des auteurs, mais participeront également, plus largement, au soutien de la création.

Nous sommes conscients que la mise en place de cette rémunération dans l’équilibre souvent fragile de vos budgets sera probablement complexe et délicate, mais déjà, de nombreux auteurs ont annoncé leur décision de ne plus dédicacer.
C’est un fait : l’auteur ne peut plus se permettre de passer du temps loin de son travail, de sa famille, à titre gracieux. Aussi, nous vous encourageons vivement à prendre le plus rapidement possible cette proposition en considération, afin de pouvoir l’intégrer à votre projet de manifestation BD.

Vous trouverez ici les tarifs conseillés et les modalités ainsi qu’une FAQ

Merci.

Le Snac BD