Archives de catégorie : Actus

Pour Frank

Frank Giroud est décédé le vendredi 13 juillet 2018 à l’âge de 62 ans. Le SNAC BD vient, lui, tout juste de passer sa première décennie d’existence. Avec sa compagne, la scénariste Virginie Greiner, Frank fût présent aux côtés du syndicat, dès sa fondation. C’est en effet en octobre 2006, lors du festival Quai des Bulles de Saint-Malo que le petit groupe d’auteurs alors en pleine phase de réflexion pour créer ce qui allait devenir le SNAC-GroupementAuteursBD rencontre Frank Giroud, à l’initiative de ce dernier.

Aussi motivés soient-ils, ces auteurs ont identifié le risque inhérent à toute organisation syndicale dans un milieu comme le nôtre : une légitimité potentiellement insuffisante pour parler au nom de toute la profession. En effet, à eux tous, ils ne cumulent alors même pas 40 ans de carrière…  Il faut donc absolument « recruter » des grands noms, reconnus non seulement par leurs pairs mais aussi par les éditeurs, les médias, les pouvoirs publics.

Avec d’autres, Frank Giroud va tenir ce rôle. Du haut de ses 25 ans de carrière et auréolé de plusieurs succès tant commerciaux que critiques, de Louis la Guigne au Décalogue, en passant par ses récits au sein de la prestigieuse collection Aire Libre, jouissant d’une excellente réputation de sagesse et de professionnalisme auprès de ses éditeurs, sa proposition de nous rejoindre et de servir de porte-parole auprès de nos interlocuteurs fût évidemment accueillie avec enthousiasme.

Membre fondateur du SNAC-GABD, son engagement en faveur de la défense des auteurs et autrices ne s’est jamais démenti, y compris dans les moments les plus difficiles. C’est donc avec une immense tristesse que les membres du SNAC BD ont appris sa disparition et souhaitent saluer la mémoire de cet auteur d’exception, aussi engagé et humaniste qu’il était talentueux.

Avec toute notre éternelle reconnaissance,

Les membres du SNAC BD.


Crédit photo : Esby sous license © Wikimedia Commons.
Photo recadrée et modifiée. Voir le fichier original.

Partager Google+ LinkedIn

Point info “réformes” : ce que l’on sait / ce que l’on ne sait pas

Vous trouverez ci-dessous un listing des différentes réformes sociales et fiscales en cours. Il s’agit ici principalement de faire un point le plus objectivement possible sur ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas encore à ce jour, les faits “actés” et les interrogations qui restent en suspens.

Nous espérons que ces informations répondront au maximum à vos nombreuses questions sur la Réforme à venir.

Des réunions de concertation sont prévues tout au long de cet été. Nous ferons un point également vers la rentrée de septembre pour vous tenir informés des évolutions qui en découleront.

Nous restons vigilants et mobilisés,

Le snacBD


 POINT CSG

 

Ce que l’on sait :

La CSG a augmenté de 1,7 % depuis le 1er janvier 2018.

Le gouvernement avait annoncé que la hausse de la CSG serait compensée pour tous les actifs et avait même présenté cette mesure comme visant à redonner un gain de pouvoir d’achat aux actifs.
Au 1er janvier 2018, la cotisation Agessa (maladie et vieillesse déplafonnée) est passée de 1,15 % à 0,4 %, soit une baisse de 0,75 %. Sur le total de 1,7 %, il reste donc 0,95 % de CSG non compensée sur les droits d’auteurs.
Malgré les débats parlementaires à l’automne dernier et malgré toutes les discussions avec les services concernés, il n’y a pas de solution pérenne en l’état actuel pour compenser les 0,95 %.

Pour 2018 : un décret d’application a confirmé un dispositif « d’aide » égal à 0,95 % de l’assiette des revenus artistiques servant de base au calcul des cotisations régulièrement payées en 2018. L’aide viendra en déduction de l’ensemble des cotisations recouvrées par les organismes de sécurité sociale.

Pour 2019 : une lettre de mission a confié à 3 inspecteurs des affaires culturelles et des affaires sociales le soin de proposer à la ministre de la Culture, un dispositif pérenne permettant la neutralisation pour l’ensemble des populations d’auteurs, la hausse de la CSG en 2019 et pour les années suivantes.

Ce que l’on ignore à ce jour :

Pour 2018, les modalités précises mises en vigueur pour permettre aux artistes auteurs affiliés de pouvoir bénéficier de l’aide pour la compensation des 0,95 % sur les revenus 2018 (en l’état du décret de mai 2018, le dispositif prévu exclut les assujettis).

Pour 2019, la mission doit remettre son rapport fin juin. Des arbitrages devront avoir lieu pour proposer sans doute une modification législative permettant qu’un système pérenne vienne neutraliser l’effet de la hausse de la CSG, à hauteur de 0,95 % pour 2019 et les années suivantes.
En l’état, diverses pistes ont été évoquées par les différentes organisations professionnelles : soit la baisse du taux de la CSG à proportion de 0,95 %, soit un crédit d’impôt pour les 0,95 % non compensés ou soit une baisse de la cotisation (vieillesse) à la charge des auteurs jusqu’a dû concurrence des 0,95 %.


Recouvrement des cotisations par l’Acoss (Urssaf par délégation) en lieu et place de l’Agessa / MDA

 

Ce que l’on sait 

Au 1er janvier 2019, le recouvrement des cotisations pour les droits d’auteur déclarés en traitements et salaires passera de l’Agessa / MDA à l’Acoss.

Au 1er janvier 2020, le recouvrement des cotisations pour les droits d’auteur déclarés en BNC (Bénéfices non commerciaux).

Les 2 organismes de sécurité sociale spécifiques des artistes auteurs (Agessa et MDA) étaient les interfaces ou les interlocuteurs privilégiés des auteurs en cas de questions et de traitements de dossiers pour affiliation, maintien, questions spécifiques sur le régime…

La nouvelle organisation répartit la tâche de recouvrement à l’Acoss via l’Urssaf et laisse à la MDA et à l’Agessa différentes missions (périmètre des activités concernées, actions sociales, renseignements généraux).

Ce que l’on ignore à ce jour :

– Comment pourra fonctionner effectivement le dispositif nouveau et la répartition des tâches entre l’Urssaf et l’Agessa /MDA ? Quel budget garanti et quel personnel pour l’Agessa/MDA ?

– Comment se passera l’examen des dossiers pour les activités entrant dans le champ ? (1ère demande ou au fil de la carrière d’un auteur) ?

– Quelle sera la gestion des documents nécessaires à l’exercice de l’activité d’auteur (dispense de précompte pour ceux qui sont en BNC) ?

– Comment se fera la gestion des trop perçus dans le cas de précompte au-delà du plafond de la sécurité sociale (environ 39.000 € par an) ? Avec quel délai de remboursement et quelle procédure (automatique ou pas) ?

– La question se pose également de la bascule de l’ancien système vers le nouveau ?

Un calendrier des cotisations à régler à partir de 2019 doit être fourni par la Direction de la sécurité sociale.


Cotisation, retraite de base

 

Ce que l’on sait :

Les cotisations retraite de base ne vont pas brusquement augmenter, par contre ce dont il est question, c’est que la différence entre affiliés et assujettis (à l’Agessa ou MDA) va disparaître au 1er janvier 2019, aussi les cotisations retraites seront dues au premier euro de droit d’auteur perçu pour tous les auteurs, qu’ils soient affiliés ou assujettis, en activité ou à la retraite…

Conséquences :

– Ceux qui n’étaient pas affiliés à l’Agessa devront en 2019 verser effectivement 6,9 % de cotisation retraite supplémentaires sur leur droits d’auteur (sommes précomptées sur les droits d’auteur n’étant pas identifiés comme déclarés en BNC)

– Ceux qui étaient affiliés mais sous le seuil (maintien au régime par la commission professionnelle) devaient payer des cotisations à 6,9 % sur la base d’un seuil d’affiliation (900 fois le smic horaire soit actuellement environ 8.700 euros). Dans le nouveau système, les auteurs cotiseront sur leurs revenus réels ou selon une procédure et une base de calculs qui restent à clarifier pour le seuil permettant de valider 4 trimestres pour une année

– Ceux qui étaient affiliés, précomptés et au dessus du seuil n’auront pas de changement autre que celui du calendrier de règlement au fur et à mesure de leurs versements.

Ce que l’on ignore à ce jour :

– Gestion des trop perçus : cotisations vieillesse (au dessus du plafond ou encore précompte pour des cotisations sociales sur des droits pourtant déclarés en BNC)

– Comment fonctionnera l’ouverture réelle des droits à la retraite et à la sécurité sociale pour les faibles revenus ?

– Tous les auteurs seront-ils automatiquement affiliés à l’Agessa dès le 1er euro de droits d’auteur ? Selon quelle procédure ? Les auteurs devront-ils s’identifier pour leurs activités comme une société ou un travailleur indépendant doit le faire auprès du centre de formalités des entreprises ?

– Quels seront les auteurs qui devront faire une déclaration annuelle à l’Agessa ? Auparavant, seuls les affiliés avaient l’obligation de déclaration annuelle des droits perçus.

– La bascule vers le nouveau régime nécessitera-t-elle des formalités pour les auteurs ou pour les éditeurs de ré-identification ou de réapprovisionnement d’un système d’informations, par exemple pour les autorisations de prélèvements de cotisation et les données bancaires associées ?


Ircec / Raap, retraite complémentaire

 

Ce que l’on sait :

– L’augmentation de cotisation proportionnelle aux revenus s’effectue comme prévu de + 1 % par an pour arriver à 8 % en 2020.

– Sur demande, le taux est de 4 % (soit 2 % si on tient compte de la prise en charge, lorsque c’est possible, de la cotisation par Sofia) si vos revenus sont entre 8.784 euros et 26.352 euros.

Ce que l’on ignore à ce jour :

– Les taux ou les modalités d’appels de cotisations peuvent changer (augmenter) du fait d’une décision du conseil d’administration de l’Ircec. Avec la disparition de la distinction affiliés / assujettis, il y a une sorte d’épée de Damoclès sur le système actuel exonérant de cotisation retraite complémentaire, sauf demande inverse, les intéressés sous le seuil d’affiliation.

– À ce jour aucun pointage des cotisations versées n’est disponible nulle part et aucune attestation de versement de cotisation n’est remise.

– La Sofia ne s’est pas réellement engagée de façon pérenne dans le dispositif de prise en charge de  50 % des cotisations des auteurs (de tous les auteurs). Il n’est pas exclu dans le cadre des réformes qui arrivent les unes après les autres et qui toutes ont pour effet d’augmenter les taux ou le périmètre des cotisants, que ce mécanisme voit ses « limites », nous laissant dans l’obligation de verser nous même tout ou partie de l’ensemble des 8 % à terme.


Réforme fiscale, Impôt sur le revenu

 

Ce que l’on sait :

– En 2019, pas de prélèvement à la source, lors des règlements de droits d’auteur, mais la mise en place du fait de la déclaration des revenus 2018, du montant d’un acompte provisionnel mensuel (ou trimestriel sur option). Les auteurs bénéficiant sur ce point d’un dispositif équivalent à celui des travailleurs indépendants.

Ce que l’on ignore à ce jour :

– Normalement, le dispositif ne devrait pas changer la situation pour les auteurs, surtout pour ceux qui sont déjà actuellement mensualisés. Cependant, le système n’ayant pas du tout été pensé sur la base des droits d’auteur, c’est la mise en place de celui-ci qui pourra dire si des questions particulières se posent.

– Une des incertitudes qui trouvera peut-être des réponses ultérieurement par l’administration fiscale, c’est la possibilité pour un auteur de faire varier le montant de son acompte mensuel en prenant pour cela les éléments en sa possession sur la variation de ses revenus. Le problème est que les auteurs n’ont aucune visibilité réelle sur leurs revenus sur une année qui n’est pas encore terminée.

– La réflexion semble se poursuivre sur un véritable prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu sur les droits d’auteur perçus, système qui avait été envisagé initialement mais qui posait de nombreux problèmes. Pour le moment nous ne sommes pas tenu informés de cette réflexion ou de son évolution.


Point de vocabulaire :

Affilié / Assujetti : un auteur est affilié à l’Agessa à partir du moment où ses revenus dépassent ~900 fois le smic horaire (autour de 8700 euros aujourd’hui). Il paye donc, outre la Csg/Crds/formation/maladie, des cotisations retraite de base (6,9 % de ses revenus issues du droit d’auteur), via appel trimestriel. Si ses revenus sont inférieurs au seuil d’affiliation, il peut faire une demande et devra passer en commission.Si l’auteur n’est pas affilié, il est assujetti, et paye uniquement les Csg/Crds/formation/maladie à titre solidaire, via son éditeur.

Précompte : lorsque les cotisations sociales Csg/Crds/formation/maladie sont reversées par l’éditeur, on dit que l’auteur est précompté. L’auteur dans ce cas ne touche que le net. C’est le régime par défaut.Dans le cas contraire, s’il dispose d’une dispense de précompte, l’auteur reverse lui même ses cotisation à l’Agessa l’année suivante, lors des appels trimestriels.

Crédit d’impôt : à la différence d’une réduction d’impôt, un crédit d’impôt peut être remboursé, en totalité ou partiellement, au contribuable, si le montant dépasse celui de l’impôt ou si le contribuable est non imposable.

Le CPE reçu au Ministère de la Culture au sujet des réformes sociales

Suite à l’importante mobilisation des auteurs et des lecteurs autour des États Généraux du Livre et de son hastag #auteursencolere, le Ministère de la Culture a reçu jeudi soir le CPE, qui rassemble les organisations d’auteurs du livre, dont le SNAC. D’importantes annonces ont été faites concernant les réformes sociales en cours :

Communiqué du Conseil permanent des écrivains

Le bureau du CPE a rencontré le 17 mai 2018 la ministre de la Culture. Étaient présents les représentants de son cabinet et des services de la DGMIC, ainsi que l’administratrice provisoire de l’Agessa et de la MDA.

Cette réunion a porté d’une part sur les modalités de mise en œuvre des réformes sociales et fiscales programmées au 1er janvier 2019 et d’autre part sur les interrogations qui subsistent quant au dispositif de compensation de la CSG après le décret du 15 mai 2018.

La ministre a assuré les auteurs de sa volonté de compenser la CSG pour tous, assujettis comme affiliés. Pour cela elle a annoncé qu’une mission venait d’être confiée conjointement aux inspections générales des affaires culturelles et des affaires sociales quant aux modalités de mise en œuvre du dispositif de compensation de la CSG pour 2018 mais aussi pour 2019. Les résultats de cette mission sont attendus pour fin juin 2018.

Cette mission travaillera aussi sur la réforme de l’Agessa et de la MDA. Elle devra faire des recommandations quant à la mise œuvre de cette réforme du régime de protection sociale des auteurs. Elle devra aussi travailler sur l’évolution du cadre d’application de la circulaire de 2011 relative aux revenus artistiques et aux activités accessoires, du fait notamment de la disparation de la distinction entre assujettis et affiliés.

Par ailleurs, la ministre a confirmé une réunion de l’ensemble des organisations d’artistes auteurs avec l’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), la Direction de la Sécurité Sociale et les services du Ministère de la Culture. Cette réunion, fixée au 21 juin, constituera la première étape de la véritable concertation attendue depuis cinq ans sur ces sujets.

Il serait également important et urgent de pouvoir rencontrer le cabinet du Haut-Commissariat aux Retraites sur les perspectives d’une réforme extrêmement importante d’uniformisation des régimes de retraite pour tous les Français, qui ne sera pas sans conséquences sur la pérennité du régime spécifique des auteurs.

Le CPE se réjouit de voir enfin s’ouvrir la concertation promise. Mais de nombreuses promesses déçues lui inspirent la plus grande prudence. Il faudra cette fois-ci que les faits prouvent rapidement que cette concertation est effective et attentive à tous les impacts des réformes sur la vie réelle des auteurs.

Source : www.auteursencolere.fr

Prochaine étape, la première cession des États Généraux du Livre ce mardi 22 mai à Paris, à la Maison de la Poésie.  Au programme :

Plus d’informations : https://www.auteursencolere.fr/

Restons vigilants et mobilisés,

Le SNAC BD

#auteursencolère

Le SNAC BD a appris par voix de presse qu’Emmanuel Macron avait annoncé “les états généraux du livre en Français” dont l’objectif serait de dégager les préoccupations des éditeurs, auteurs et libraires de l’espace francophone.

Connus des services de l’état depuis plusieurs mois, nous nous étonnons que cette manifestation se tienne la veille des États Généraux du Livre, organisés par le Conseil Permanent des Écrivains dont fait partie le SNAC, et soutenus par les services de l’État.

Puisqu’il semble attentif aux préoccupations des auteurs, nous sommes certains que le Président de la République, le premier ministre et plus largement les membres du gouvernement concernés, sauront répondre favorablement à l’invitation des organisations représentatives des auteurs à assister et participer à cette journée des États Généraux du Livre consacrée à l’avenir de leurs régimes sociaux.

Nous leur donnons donc rendez-vous le 22 Mai à Paris, à la Maison de la Poésie.

Faut-il une nouvelle fois le rappeler,Sans Auteurs, pas de Livre.
Restons vigilants et mobilisés,

Le SNAC BD

payetonauteur.com :

Un nouveau site web pour prolonger la solidarité

Un mouvement sans précédent

Les réseaux sociaux se sont emparés de la question de la rémunération des auteurs. Un mouvement sans précédent est né à l’annonce du refus des organisateurs de Livre Paris, Reed Expo et le Syndicat national de l’édition (SNE), de rémunérer les interventions d’auteurs. Reed Expo, et encore moins le SNE, ne pouvaient prétendre ignorer les tarifs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sur la rémunération des auteurs, lesquels ont été confirmés par le Centre national du livre (CNL). Ce mouvement de protestation, initié par la Charte et le Syndicat national des auteurs compositeurs, groupement Bande Dessinée (SNAC BD) a été soutenu par le hashtag :

#PayeTonAuteur

Porté avec ferveur par les YouTubeurs, les lecteurs, l’élan collectif #PayeTonAuteur a été rejoint par de nombreux organismes d’auteurs (SGDL, ATLF, EAT), des professionnels du livre et quelques éditeurs solidaires et ayant eu le courage de le manifester.

Un site Web pour prolonger la solidarité

Ouvrir le site www.payetonauteur.com, c’est saluer la solidarité, remplir un devoir d’information vis-à-vis du public qui a su montrer son attachement aux auteurs, entériner l’existence de nouvelles formes d’expressions et de revendications et concrétiser l’engagement de soutien mutuel de la Charte et du SNAC BD.

Ouvrir le site www.payetonauteur.com confirme aux auteurs, auteurs-illustrateurs, auteurs de bande dessinée qu’ils ne sont pas seuls.

« La mobilisation des auteurs a toujours été un défi. Le mouvement initié par la Charte et rejoint tout de suite par le SNAC BD, porté sur les réseaux sociaux ces derniers jours, marque ici une nouvelle étape dans le combat syndical, une autre mobilisation est aussi possible, plus adaptée à la singularité des auteurs souvent isolés géographiquement : nous venons de démontrer son efficacité. » constatent Marc-Antoine Boidin et Christelle Pécout, vice-président·e·s du groupement BD du SNAC.

« Ensemble, auteurs jeunesse et auteurs BD ont décidé qu’ils refusaient de continuer de vivre ces injustices de façon individuelle. Qu’il fallait s’unir, ne jamais laisser ses collègues non rémunérés sur le bord du chemin. Réclamer respect, considération. Le faire d’une seule voix. » résume Samantha Bailly, présidente de la Charte.

Victoire symbolique, Livre Paris a fini par céder. Des inquiétudes majeures demeurent. Au vu des réformes sociales à venir et de la baisse constante de leurs revenus malgré un marché du livre en bonne santé, les auteurs jeunesse et BD s’allient et créent ensemble un espace dédié à la défense des auteurs :

www.payetonauteur.com

Des moyens pour lutter

La Charte et le SNAC BD pèsent l’importance déterminante de l’extraordinaire soutien du public, qui décuple leur capacité d’actions et s’engagent par le #PayeTonAuteur et sur le site à les informer des combats des auteurs et des évolutions.
De plus, réagissant aux propositions spontanées, les deux associations ont ouvert une donation participative, exclusivement consacrée à la défense collective des auteurs, aux actions juridiques et à l’information du public, les sommes perçues étant à parts égales gérées par le SNAC BD et la Charte. L’événement #PayeTonAuteur a rendu évident que tous les passionnés du livre attendent des informations sur le fonctionnement de son économie et la place donnée aux auteurs.

Nous ne doutons plus que les pouvoirs publics et les acteurs du livre, éditeurs en tête, prendront enfin conscience que les auteurs jeunesse et de bande dessinée sont des professionnels. Il est grand temps que des solutions réfléchies sur le long terme et portées par des associations représentatives des auteurs soient écoutées et adoptées.

La plateforme www.payetonauteur.com est là pour le leur rappeler.

Restons vigilants et mobilisés,
La Charte
 et Le SNAC BD

Victoire de #PayeTonAuteur à Livre Paris

illustration : Sandrine Bonini

Livre Paris a annoncé publiquement qu’il rémunérerait tous les auteurs en interventions (ateliers et rencontres).

C’est une victoire importante qui a été possible grâce à l’implication de tous: de La charte des illustrateurs jeunesse d’abord, qui a initié le mouvement, appuyée par le SnacBD et le renfort de nombreux youtubeurs, auteurs et lecteurs puis enfin par d’autres associations d’auteurs.

Par ailleurs si nous comprenons que la rémunération de la présence des auteurs en festival et salon, préconisée par le SNAC BD, ne puisse pas être mise en place pour cette édition, il est cependant fondamental que cette question puisse être l’objet d’une réelle prise en considération : cette présence en soi est une activité professionnelle.

Plus largement nous espérons que l’ensemble des pouvoirs publics ainsi que les acteurs du livre, éditeurs en tête, prennent conscience que les auteurs jeunesse et de bande dessinée sont des professionnels et qu’il est grand temps que des solutions portées par leurs associations représentatives soient sérieusement étudiées.

Nous restons vigilants et mobilisés.

Le SnacBD

 

Livre Paris … lettre ouverte .

à Messieurs Moïse Kissous (Président du groupe des éditeurs de bande dessinée), Pierre Dutilleul (Directeur général du Syndicat des éditeurs) et Sébastien Fresneau (Directeur du Salon du Livre de Paris)

Comme vous le savez, depuis quelques temps, les salons et festivals soutenus financièrement par le CNL doivent rémunérer les auteurs intervenants grâce à une initiative de ce dernier. Quelle que soit la situation du salon du livre vis à vis du CNL, il semble incompréhensible que le salon du livre  de Paris ne tienne pas compte de ces dispositions, compte tenu de son importance dans le paysage des événements culturels autour du livre.

Par ailleurs, faut-il le rappeler, en ce qui concerne le secteur Bande-dessinée, les auteurs sont en voie de paupérisation extrême (36% en dessous du seuil de pauvreté en 2013, ce chiffre est en hausse de 2% chaque année). La situation n’est pas plus brillante dans les autres secteurs du livre, en particulier pour le secteur jeunesse. Le sujet des rémunérations est donc particulièrement sensible.

Vous n’êtes pas non plus sans savoir que le SnacBD défend la rémunération de la présence de TOUS les auteurs en Festivals/Salons, sur la base des tarifs proposés par la Charte. Aussi, dans ce contexte, même si aucune obligation juridique ne vous y contraint, nous sommes très surpris d’apprendre que le Syndicat national des éditeurs, co-organisateur du salon du Livre de Paris, n’aurait pas prévu de rémunérer a minima tous les auteurs participants aux différentes  rencontres (hors dédicaces) organisées pendant le Salon, et peu importe la situation de “promotion”de leurs ouvrages.

Ce serait l’occasion d’afficher la volonté des éditeurs de soutenir les créateurs.

Nous espérons qu’il ne s’agit là que d’une négligence relative aux usages du passé et que le SNE et le Salon prendront toutes les dispositions nécessaires afin que tous les auteurs participants aux  rencontres, conférences, ateliers soient rémunérés sur la base des tarifs proposés par la Charte des auteurs jeunesse, lors de cette grande manifestation très suivie autour du livre.

Dans l’attente de votre retour sur ce point avant l’ouverture du Salon, croyez à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

#payetonauteur

Le snacBD

Festival BD d’Angoulême…le programme SnacBD !

Auteurs Autrices,

Sachez que pendant le festival d’Angoulême (FIBD du 25 au 28 Janvier 2018) , un espace vous est désormais dédié et réservé (sur simple présentation de votre badge auteur) :

Le café des autrices-auteurs (Magic Mirror)

Comme l’année précédente, le SnacBD a agi cette année pour que les auteurs aient un lieu qui leur soit réservé. Un espace central, convivial bien sûr, mais aussi, puisque le SnacBD a été acteur de son organisation, un lieu d’information. Avec le festival, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, nous avons donc mis en place un programme en ce sens.

En plus d’une permanence du SnacBD tous les après-midi, sont prévus des “P’tits dej’s” pour les auteurs·trices et des rendez-vous individuels avec des organismes.

Cliquez ici pour voir le programme

Ce lieu est le vôtre et nous comptons sur vous pour que vous vous l’appropriez. N’hésitez pas à nous envoyer un retour par la suite afin qu’il réponde au mieux à vos attentes pour les prochaines éditions.
Par ailleurs, les éditeurs se sont engagés à aménager vos emplois du temps afin que vous puissiez participer à ces activités. Aussi, si vous le souhaitez, informez-en les responsables événementiels de vos maisons d’éditions rapidement pour simplifier l’élaboration de votre planning !

Le SnacBD.

 

Elections du conseil d’administration du RAAP/IRCEC

Le conseil d’administration du RAAP est renouvelable tous les six ans et cette année est une année d’élection. Le prochain renouvellement des membres de ce Conseil est prévu pour décembre 2017.

Cette élection est importante et c’est l’occasion d’y faire élire des candidats concernés par les réalités actuelles des autrices et des auteurs. En effet, c’est au conseil d’administration que sont votées et entérinées les décisions les concernant directement au niveau de leur retraite complémentaire obligatoire. C’est au CA qu’ont été adoptés les 8% du RAAP.

Parmi les 16 membres titulaires et les 16 membres suppléants du CA qui sont élus,  12 titulaires et 12 suppléants sont élus au titre des collèges suivants :

  • le collège des auteurs d’œuvres graphiques, plastiques et photographiques (8 administrateurs titulaires et 8 administrateurs suppléants) ;
  • le collège des écrivains et traducteurs littéraires, dit « auteurs du livre » (2 administrateurs titulaires et 2 administrateurs suppléants) ;
  • les collège des prestataires , càd des retraités (2 administrateurs titulaires et 2 administrateurs suppléants).

Nous soutenons la candidature de deux auteurs :

Alexis Sentenac au collège des œuvres graphiques
Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora” à celui des écrivains et traducteurs

Nous vous encourageons vivement à voter à ces élections, pour plus de représentativité de vos problématiques et réalités actuelles au sein du conseil d’administration du RAAP/IRCEC, pour faire élire des auteurs conscients des réalités des auteurs est une manière pour vous de reprendre la main sur des décisions vous concernant.

Voici quelques indications importantes pour le bon déroulement de votre vote :

Puis-je voter ?

Le vote se déroulera exclusivement par correspondance. Les personnes qui peuvent voter recevront leur bulletin de participation par la poste et devront le renvoyer par ce même biais avant le 8 décembre 2017.
Pour être électeur et électrice, il faut remplir les conditions suivantes pour pouvoir voter :
• affiliés en tant que cotisant pour l’année qui précède celle des élections, soit l’année 2016 ;
• être à jour de toutes les cotisations exigibles auprès du RAAP au 31 décembre de ladite année, soit au 31 décembre 2016.

Voter pour qui ?

Il est important de rappeler que vous recevrez un seul bulletin de vote pour le collège auquel vous êtes rattachés et vous ne pourrez voter que pour les candidats se présentant à ce même collège.
Il existe la possibilité de voter pour plusieurs candidats au sein d’un même collège mais plus vous ciblez votre vote en le réduisant à un seule personne, plus vous augmentez ses chances d’être élue.

Voici les candidats que nous soutenons :

Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora” au collège des écrivains et Alexis Sentenac au collège graphique.
Auteurs actifs et engagés au sein du Snac, conscients des réalités de nos professions,
ils sauront défendre les intérêts des auteurs.

 

Sandrine Nan Nguema, dite “Bessora”

Née à Bruxelles, Bessora grandit en Europe, en Afrique,  aux Etats-Unis. Après un diplôme HEC, elle exerce quelques années dans le monde de l’audit et de la finance. Puis elle reprend  des études d’anthropologie et soutient une thèse.
Entre-temps, elle publie son premier roman, “53 cm”. Depuis, elle en a écrit 8, dont Cyr@no, et Alpha, un roman graphique.
Elle vit à Paris.
Pour en savoir plus : www. bessora.fr

 

 


Alexis Sentenac

Alexis Sentenac, né en 1975 au Mans, a travaillé comme graphiste pendant 9 ans avant de se lancer dans la BD il y a 11 ans, en publiant sa première série chez Delcourt. Après un passage en tant que coloriste sur une dizaine d’albums chez différents éditeurs, il a depuis collaboré au dessin de plusieurs albums collectifs, co-dessiné d’autres avec Brice Cossu (dont un Spirou à sortir), ainsi que dessiné seul plusieurs albums chez Glénat : Siberia 56 (traduit aux US), 50, Lowlifes (à paraître chez IDW en 2018).
Prochainement il démarrera une adaptation de Stefan Wul avec Comix Buro (dirigé par Olivier Vatine et Olivier Sztejnfater).
Il réside dans le Var avec sa femme et ses deux enfants.

Comment voter?

Suivre les instructions du courrier et le renvoyer en temps et en heure, avant le 8 décembre 2017.
Le vote se fait exclusivement par courrier et la procuration est impossible.

Pour rappel, voici les dates clef du scrutin.

10 novembre (au plus tard)             Réception du matériel de vote par les électeurs
8 décembre 2017                                  Clôture du scrutin
14 décembre 2017                               Dépouillement du scrutin sous contrôle d’huissier
Au 1er janvier 2018                             Prise de fonction du nouveau CA du RAAP

Restons vigilants et mobilisés,

Le Snac-BD

 

Alinea #003 – Patrick Jusseaume 1951-2017

 

Patrick Jusseaume  est mort des suites d’une longue maladie, quelques jours avant son anniversaire.

Il laisse l’image d’un dessinateur élégant et classique avec sa série phare, Tramp, dont le dernier tome venait de sortir. Nos pensées vont à ses collaborateurs et à sa famille.

➜ Télécharger : Alinea003.pdf, la newsletter du SNAC BD.

Ligne Claire • Le figaro •  Le télégrammeActuaBD

Crédit photo  ©ligneclaire.info